Rare console mouvementée en bois richement sculpté, ajouré e - Lot 288

Lot n° 288
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Estimation :
12000 - 18000 EUR
Rare console mouvementée en bois richement sculpté, ajouré e - Lot 288
Rare console mouvementée en bois richement sculpté, ajouré et doré. La ceinture chantournée ornée en plein d'une coquille stylisée soulignée de rinceaux. Les montants à larges volutes présentent des dragons enlacés sur des doubles pieds à enroulements réunis par une entretoise à ombilic. Petits pieds toupies possiblement rapportés. Attribuée à Nicolas Pineau. Époque Régence. Plateau de marbre cipolin antique de Grèce (restauré à un angle) H. 82,5 cm - L. 137 cm - P. 67 cm Vers la fin de l'époque Louis XIV et au début du règne suivant, nous assistons à un exceptionnel renouveau des arts décoratifs français. Ce net changement entraîne notamment l'intégration de certains motifs ornementaux jusqu'alors absents, ou du moins peu utilisés, dans certaines créations artisanales et artistiques. C'est dans ce contexte que s'épanouissent les figures de chimères et surtout de dragons, animaux fabuleux tirés des anciens récits et légendes, qui seront maintes fois déclinés dans les créations artistiques du temps. A ce jour, leur symbolique reste énigmatique, mais ils peuvent être considérés comme les gardiens vigilants d'une demeure, mais avant toute chose leurs représentations suscitaient non la frayeur, mais la fascination la plus profonde des amateurs qui commanditaient des objets rehaussés de ces figures. Dans le domaine des arts décoratifs, les dragons apparaissent fréquemment dans les bronzes d'ameublement de l'époque, citons notamment un rare modèle d'applique réalisé d'après un dessin de Nicolas Pineau et conservé au musée Gulbenkian de Lisbonne (voir H. Ottomeyer et P. Pröschel, Vergoldete Bronzen, Tome I, p.66, fig.1.9.18); ainsi que les spectaculaires candélabres des anciennes collections Crozat passés en vente lors de la dispersion de la collection Hubert de Givenchy à Monaco en 1993; enfin, les chenets réalisés dans l'esprit de Charles Cressent dont une paire fit partie de la collection d'André et Lydie Hamel (vente à Paris, Tajan, le 18 décembre 2001, lot 123). Conce
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