Vente du Samedi 6 décembre 2003

 

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Lustre impérial

Lustre à dix huit lumières, aux bras soutenus par des Renommées retenant des cornes, en bronze très finement ciselé et doré, à décor à l’amortissement d’une couronne de palmettes, présentant cinq têtes de griffon, supportant des chaînes, avec au centre un amour victorieux sur une sphère, au corps de sa suspension à l’antique ceinturé d’une frise de dessins géométriques, la partie inférieure à palmettes est soulignée d’une gaine, par Ravrio, non signé, Empire, H. 98, D. 92


Adjugé 165 000 euros.

Evalué autour de 50 à 60 000 euros ce lustre à triplé ses estimations pour être adjugé à un amateur étranger. Il est tout à fait caractéristique des créations de Antoine Ravrio, reçu maître fondeur en 1777. Fils d’un ciseleur d’origine itlaienne, installé à Paris au XVIIIe, Ravrio pratique avec bonheur l’art du bronze. Il travaille aussi pour l’ébéniste Jacob en garnissant ses meubles de motifs décoratifs à la facture très personnelle. Mais c’est sous le Directoire et le Consulat que Ravrio connaît un immense succès. Il ouvre à cette époque un magasin de « sculpteur-ciseleur » à l’enseigne du 
« Lion d’or », où Incroyables et Merveilleuses se disputent ses créations. 
On reconnaît aisèment les oeuvres de Ravrio par la précision de la sculpture, par la finesse de la ciselure ainsi que par la qualité de la dorure au mat. Elles sont tout à fait remarquables. Les motifs ornementaux, qui ont dessinés pour ce somptueux lustre, reprennent avec brio les composantes du style Empire. Il est à rapprocher d’un modèle semblable, au monogramme d’Eugène de Beauharnais, conservé à Munich ainsi que d’un autre lustre, conservé au château d’Ellingen en Allemagne.